Défi d’écriture Writever de mai 2021 : les consignes

Le Writever, c’est un petit défi d’écriture qui propose un mot par jour, pendant un mois.

Et comme tous les mois, j’y participe, ici, et sur le compte Mastodon @MicrofictionFM. Vous pouvez aussi vous abonner pour recevoir des récapitulatifs hebdomadaires.

Et petite nouveauté, si vous défilez cette page, vous verrez les microfictions s’afficher au fur et à mesure des jours de leur publication. C’est beau, la technologie, hein 😉

Bonne lecture à toutes et à tous !

Liste des mots pour le défi writever de mai 2021
  • #Writever
    Après le Big Bug, le nombre de cyborgs chuta. Chacun abandonnait prothèses, capteurs et micro pour leurs ancêtres de sang, chair et os. La révolution débuta pourtant quand un androïde débrancha son processeur pour un cerveau 100% organique.
  • #Writever
    Elle jeta un œil à l’ordonnance.
    — Je vous mets des génériques ?
    — Bof, je sais que c’est moins cher mais…
    — Je suis d’accord.
    — Pour une fois que quelqu’un n’essaye pas de me faire passer du lavandin pour de la lavande vraie…
    L’herboriste esquissa un sourire.
  • #Writever
    — Vous autres suceurs de sang n’êtes que des prédateurs, sans considération pour celles et ceux dont vous nourrissez !
    — Je m’insurge contre ces préjugés ! Vous savez bien que nous ne pouvons rentrer chez quelqu’un sans y être invités. Le consentement, c’est important.
  •  

    Aparté : Si vous aimez le principe de ces microfictions, je vous conseille l’excellent fil de O. Westin, Micro SF/F Stories. Il écrit en anglais, et pour la présente histoire, il s’est amusé à (faire) traduire son récit en espagnol, en russe et en scottish. L’exercice de traduction en français m’amusait : je vous en fais profiter 🙂

  • #Writever
    L’humain hésite et questionne.
    Le bourgeon fleurit.
    Qui lui a tant, tout appris ?

    (suite…)

  • #Writever
    Soucieuse de la sécurité de ses représentants, cette civilisation détestait toute forme de duplicité. Ce qui compliqua les relations avec la Terre : personne ne s’attendait à ce qu’une fête surprise d’anniversaire crée un tel incident diplomatique.
  • #Writever

    Hors du caisson d’hibernation, le raffut d’une alarme la fit paniquer. Elle était mécano, et savait que le vaisseau réveillait ses passagers selon les besoins. Le RoboDoc qui la suivait la rassura : les sirènes annonçaient juste la première naissance à bord.

  • #Writever

    Elle écoutait l’homme sur le divan.

    — Dans mon rêve, je cherchais la sortie de secours d’un bâtiment en flammes.
    — Vous l’avez trouvée ?
    — Oui. Je croyais que j’allais me réveiller en la franchissant. Au lieu de ça, me voila, ici, avec vous.
    — Intéressant. Poursuivez.

  • #Writever

    — Impossible ! Je suis sûre d’avoir verrouillé le labo en partant !
    — Votre patron affirme qu’il était ouvert ce matin.
    — Attendez.

    Elle sortit une photo.

    — Vous parlez de lui ?

    L’enquêteur acquiesça.

    — Seigneur. Ce n’est pas mon patron. C’était l’occupant du labo.

  • #writever

    Son pouvoir de déclencher des paniques le reléguait aux acolytes utilitaires dans les gros coups. Il libérait le chemin, les autres ouvraient les coffres. Sa rédemption et son heure de gloire vinrent quand il dispersa des émeutiers qui voulaient éliminer le Président.

  • Avec le voyage spatial s’est développée une collection d’expressions dérivées du langage commun, mais au sens trompeur. Ainsi « vous ne manquez pas d’aération » ne salue pas l’audace de quelqu’un, mais sa négligence voire sa bêtise.

  • J’ouvrais les yeux. Alors c’était ça, la mort : une horrible sensation de suffoquer ?

    Dans ma terreur, je découvrais mon grand-père, décédé depuis longtemps et pourtant toujours aussi malicieux.

    Il me sourit : « le truc c’est de continuer à respirer. »

  • « Ce n’était pas un caractère nouveau à proprement parler. Qu’il devienne dominant et majoritaire, bien plus. Cette mutation allait révolutionner l’humanité en une génération. »

    in « De l’empathie et comment elle changea le monde. », coll., 20XX

  • Les yeux fenêtres de l’âme… jamais une licence poétique ne causa autant de soucis aux juristes que lorsqu’elle servit de base au plaidoyer des Synthétiques pour justifier qu’ils étaient des êtres humains à part entière.

  • — Pourquoi s’enfermer ici ? geignit-il.

    La frêle porte céderait bientôt face aux robots tueurs.

    — Par là !

    Confiante, elle se dirigea vers un des tableaux renaissance. Dans lequel elle plongea. L’évidence le frappa : il fallait emprunter les lignes de fuite.

  • Pourquoi affronter ainsi les sommets ? Même lui l’ignorait. L’escalade se suffisait en soi, parce qu’elle l’aidait à se sentir vivant. L’apparition de l’aînée des Parques ne le surprit donc pas quand elle vint trancher le fil qui le retenait à la vie.

  • — Je ne pensais pas à mal.

    Au pied du phare, le mouvement de foule m’évoquait un ressac.

    — La lumière devait attirer des survivants. Ça a fonctionné : vous-même…

    Je l’interrompais d’un geste. Moi non plus je n’aurais pas imaginé que les morts suivraient la lumière.

  • Les Bulles offraient aux fortunés une pause face à l’agression constante des réseaux. La classe qui s’estimait encore moyenne tentait des réglages aux effets douteux. Quant aux plus démunis, il y avait bien longtemps qu’ils étaient dépourvus de toute relation sociale.

  • Face à la menace grandissante des virus aéroportés, l’humanité trouva une parade inattendue. Se faire pousser des branchies. Ce qui favorisa une protection sans précédent de la protection des océans.

  • En panique devant sa page blanche, elle se tourna vers Dieu. Qui contre toute attente, répondit.

    — On repousse tous, dit-Il. Alors on boucle en un temps record, et puis on recommence. Fais-toi confiance.

    — Merci Seigneur.

    Elle hésita.

    — Comment ça, « on recommence » ?

  • — « Sonnez le repli ! Rassemblement ! Chargez ! Repli ! Chargez ! Repli ! »… Mais allez joue, quoi, c’est pas drôle tout seul !

    — Cet été, Vague, cet été, quand nos châteaux renaitront et que les enfants reviendront, répondit Sable.

  • Arriver en retard à son rendez-vous avec le futur, un comble ! Quel premier jour ! Il fut encore plus décontenancé face au trou qui remplaçait la Maison de la Radio.

    Un badaud le renseigna :

    — Oh, z’ont décollé ce matin. Diffusent par satellite, maintenant.

  • Les voisins se moquaient de l’abri anti-atomique de Ray. Parois trop fines, pièces trop petites, et puis bon, depuis le temps, il aurait pu combler le trou où il l’avait aménagé. Ray laissait dire.

    Une nuit enfin, le trou se révéla silo et l’abri fusa vers les étoiles

  • Depuis quand le message d’urgence émettait-il ? Les sauveteurs surent en parcourant le vaisseau, endommagé au delà de tout espoir : depuis trop longtemps.

    Pourtant sur les écrans, apparut le visage soulagé du dernier survivant.

    — Enfin vous voila !

    C’était l’IA de bord.

  • Le silence de cette pièce confine à l’absolu. Aménagée pour des travaux de recherche sur l’acoustique, elle permet d’entendre les battements de son cœur. C’est déjà perturbant pour n’importe qui, alors pour moi qui suis mort, imaginez un peu.

  • Contrer l’avancée d’une nuée d’insectes ravageurs, son équipe savait faire : leurres chimiques, produits stérilisants… ok. Pourtant il baissa instinctivement la tête après la première explosion. Ils s’attendaient à des criquets.

    Pas à des scarabées bombardiers.

  • En signe de paix, le chaman conviait parfois les meilleurs guerriers d’une tribu adverse dans sa tente. Ils y partageaient les vapeurs mystiques des herbes sacrées. Bien peu en ressortaient : la plupart se perdaient dans les fumées et les mondes qu’elles recouvraient.

  • Alors, les autres la trouvaient trop vieille pour l’emmener dans leur fuite ? La magicienne accueillit la nouvelle avec dédain.

    — Avoir peur du noir, n’est-ce pas ridicule, franchement ?

    — Je trouve aussi, répondirent les ténèbres.

    Elles se sourirent d’un air entendu.

  • « Y a des jours où faut pas Me faire chier, et y a des jours tous les jours. »

    Prononcée par des archanges un peu gênés, l’annonce des débuts de l’Apocalypse surprit par sa forme. Mais après tout, Dieu avait fait l’humanité à Son image, et puis merde on était lundi matin.

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