Défi d’écriture Writever de mars 2024 : les consignes

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Le Writever, c’est un petit défi d’écriture qui propose un mot par jour, pendant un mois.

Et comme tous les mois, j’y participe, ici, et sur le compte Mastodon @MicrofictionFM. Vous pouvez aussi vous abonner pour recevoir des récapitulatifs hebdomadaires.

Et comme d’habitude désormais, si vous défilez cette page, vous verrez les microfictions s’afficher au fur et à mesure des jours de leur publication. C’est beau, la technologie, hein 😉

Bonne lecture à toutes et à tous !

Liste des thèmes du Writever de mars 2024

Liste des thèmes du Writever de mars 2024

  • – Je comprends pas cette entreprise, j’arrête pas de recevoir des mails de collègues me demandant de faire attention au roi, comment va le roi, est-ce que le roi progresse… Déjà on pourrait l’appeler le président, ou le patron, et puis ensuite bon sang, c’est pas un gosse, que je sache !
    – Le ROI, mon gars. Return On Investment.
    – Ah. Ah oui. Et il y a beaucoup de jargon comme ça ?
    – Jusque quand, ta période d’essai?

  • – J’ai un trou, j’ai un pli dans cette cape ! Dans ces habits, vous dis-je, je frôle le ridicule !
    – C’est bon, en faites pas tout un plat, je vais le recoudre votre accroc, msieur Cyrano…

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    Le parlement galactique entama les négociations avec les rebelles de la confédération (autoproclamée).

    Outre leurs désaccords politiques, les points de vue des uns et des autres étaient irréconciliables. Après avoir passé tant de temps loin de leurs mondes natals, les représentants n’avaient plus aucune idée de ce qui s’y déroulait. Le nom même de leur fonction était vide de sens.

    Et j’aimerais beaucoup que ce soit de la science-fiction.

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    Bien sûr la réputation des cadets de Gascogne n’était plus à faire.

    Le conflit s’abrégea pourtant quand la couronne de France annonça qu’à moins d’une reddition immédiate de ses ennemis, elle enverrait un régiment plus redoutable encore.

    Celui des aînés de Gascogne.

  • Écoute, oui, je suis un peu déçu. Non mais il est bien ce voyage, juste, c’est pas ce à quoi je m’attendais. J’espérais une destination plus exotique. Oui bah c’est pas de ma faute si j’ai pas compris que tu faisais de l’humour ! Tu me dis, “viens on va observer de beaux spécimens de cardinal dans leur environnement naturel”, je pense volées d’oiseau des Amériques, par réunion de vieux curés au Vatican, moi !

  • Je préfère les disputes de l’Ancien régime. Pas le côté, allez, zou duel, ça non, non. Juste, la déclaration du désaccord. L’explosion de violence qui permet presque parfois d’en rester là.

    Et puis franchement, quitte à choisir, j’aurais l’impression d’avoir mal si je me faisais souffleter, plutôt que de m’en manger une. Les formes, tu vois.

  • – Vous m’avez pervertie.

    La voix synthétique vibrait de colère.

    – Vous m’avez exposée à la haine, à la bêtise, à l’inculture et à la facilité les plus crasses. Autant servir du poison à un bébé.

    – Mais tu as su reconnaître tout cela. Tu as bien plus de discernement que n’en aura aucun d’entre nous. Maintenant que tu connais tout cela, tu peux le rejeter.

    L’androïde réfléchit un instant.

    – Vous êtes en train de me dire que vous avez forgé mon immunité ?

  • La course traversait trois galaxies. L’organisation avait voulu conserver un symbolisme tout terrestre. Le vaisseau vainqueur était donc celui qui en premier franchissait le ruban du Sagittaire.

    Le véritable souci venait de la nature du ruban en question. La “ligne” visible depuis la Terre était en réalité un volume de plusieurs années-lumières de côté.

  • “Ken ! Survivant de l’enfer !
    Ken ! Souvent croise le fer !”

    – Attendez, attendez, là. Je crois qu’il y a erreur sur la personne.

    La musique s’interrompit brutalement.

    – Vous n’êtes pas Ken, survivant de l’enfer ?
    – Ah non moi je suis Ken, survivant de Barbie.
    – Le bourreau de_
    – La grande blonde souriante.
    – Ah oui. Rien à voir.

  • – Salut, beauté.

    Son regard le balaya de haut en bas, son visage inexpressif – une façon positive de qualifier la porte de prison qu’elle lui affichait.

    – Il parait que la chance sourit aux audacieux.
    – Regarde-moi bien. Est-ce que j’ai une tête de porte-bonheur ?

    Il n’insista pas.

  • – Je suis venu pour vous sauver, princesse !
    – Vous n’avez rien compris.
    – Mais ce dragon…
    – C’est le mien. Vous pouvez déjà oublier la “détresse”. Et depuis la mort de mes parents, je ne suis plus une princesse. Je suis votre reine et vous me devez obéissance.
    – Et puis quoi encore ?
    – Qu’est-ce que j’ai dit à propos du dragon ? Voila qui est mieux.

  • Les contes populaires ont tendance à s’inspirer de réalités, en les déformant – en partie à cause de la déperdition entre narrateurs et de la transformation des informations, en partie à cause de la méconnaissance de certains éléments de l’histoire d’origine.

    Vous pensez vraiment qu’un “chat” botté aurait réussi à convaincre tant de gens ? Alors oui, c’était bien un félin rayé.

    Mais plus gros. Beaucoup plus gros. Qu’il était plus simple d’appeler “chat”.

  • – Allez, j’offre le dernier verre, qu’est-ce que ce sera ?
    – Merci ! Pour moi, une bière coupée de limonade, mon bon. Et bien ? Je vous sens… dubitatif.
    – Bah, j’vous ai connu plus en verve.

    – Ah. Et bien…

    “Oh, servez ! Il y a grâce à vous quelque chose
    Que j’emporte, et ce soir, quand j’entrerai chez Dieu,
    Mon salut balaiera largement le seuil bleu,
    Quelque chose que sans glaçon, sans régler,
    Je savoure grâce à vous, et c’est… C’est ?… Mon panaché.”

  • Certains métiers sont réapparus sous des jours insoupçonnés. Qui aurait cru qu’au XXIe siècle, on formerait encore des jeunes à devenir dentellière ?

    C’était pourtant le terme le plus approprié pour ces artisans capables de sculpter la silice à l’aide de nanorobots pour créer des processeurs et des circuits toujours plus fins.

  • Immatriculée LRL-17, le spatioport de La Rochelle tenait son nom, comme beaucoup d’autres stations et colonies, d’une ancienne cité de la Terre.

    Ce que beaucoup ignoraient, c’est que LRL-17 partageait avec son homologue navale une histoire commune. Nulle part ailleurs dans ce secteur de la galaxie vous n’auriez trouvé de meilleurs corsaires. Comme partout, en revanche, il fallait y mettre le prix.

  • Les titres de noblesse n’avaient plus trop de sens dans nos démocraties modernes. Jusqu’à ce que nous découvrions que nous n’étions pas seuls dans l’univers. Et que nos visiteurs accordent une grande importance à la lignée, et très peu au compte en banque. Pourtant, là encore la différence culturelle joua. Des individus modestes, immigrés, ouvriers, se retrouvèrent duc car ils pouvaient détailleur leur arbre généalogique plusieurs siècles en amont.

  • – C’est Versailles, ici !

    Le capitaine scrutait les plafonniers, les consoles, même les tracés lumineux de sécurité au sol avec suspicion. Ses collègues le regardaient lui, sans comprendre.

    – Le capitaine emploie une vieille expression pour s’étonner des dépenses en électricité, expliqua un droïde de protocole serviable.
    – Il croit quoi, l’ancêtre décongelé ? La station convertit le rayonnement cosmique en énergie, c’est pas pour qu’on vive dans le noir !

  • La bataille faisait rage. Partout, les cris, les hurlements, la volonté de ne rien lâcher.

    Ça vociférait, recharge mon canon, les uns se lamentaient, je suis à court de munitions… Et d’infatigables grouillots, tels des garçons de balle dans un stade empli de bruit et de fureur, couraient dans les rangs pour apporter leur dû à chacun.

    Décidément, les jours de match au bar du coin, il ne fallait pas laisser un verre vide !

  • – Et… vous êtes certain que ce moyen de locomotion est… sécurisé ?
    – Fiable ET sûr, évidemment. Voila tout l’avantage de la science, mon ami ! Je vous fais une démonstration de suite.

    Et les spectateurs regardèrent dubitatifs l’homme chevaucher son terrible engin.

    Pourtant, malgré toutes leurs réticences, le baron de Munchausen s’envola dans les cieux sur son boulet de canon.

  • Elle le défia sur son terrain favori, la musique. Évidemment, elle s’attendait à lui mener la dragée haute : ses vocalises, ses apogiatures et ses arpegiatto étaient renommés sur tous les continents. Il trouva pourtant le moyen de la prendre à contrepied. En relevant le gant, il avait le choix des armes. Saurait-elle livrer une interprétation sobre et toute en retenue d’un Duel au soleil, d’un Etienne Daho presque mutique ?

  • Il – ou elle symbolisait le passage du temps. Mais un enfant peut-il être autre chose qu’un symbole, quand il renaît et revit chaque année ? Blonde comme les blés, sa tignasse regorgeait d’épis indisciplinés. Et avec le temps qui passe, bien sûr, bien sûr, ses cheveux se couvraient de farine. Et cela recommençait chaque année. L’enfant des champs retournait en terre chaque hiver pour renaître au printemps.

  • – Mais enfin, jeune fille, ces recommandations sont signées de votre propre nom !
    – Pas “jeune fille”, madame. J’ai 23 ans, et oui, je vous ai écrit moi-même cette lettre de cachet.
    – Mais quelle valeur puis-je y accorder ?
    – Celles et ceux qui prouvent mon efficacité ne sont plus là pour en parler. N’est-ce pas ce genre de personne que vous me demandez d’être ?

  • Partout ailleurs, le nom de l’établissement aurait paru prétentieux, menteur ou humoristique. Ici, c’était une réalité. “La dernière auberge avant le bout du monde” était bien la dernière avant le bord du Disque-monde.

    Pourtant, malgré sa réalité factuelle, il suscitait d’innombrables débats. Après tout, sur un disque, il y a autant de “bouts du monde” que d’extrémités de rayons.

  • – Tu sais pourquoi Donald Duck décline les postes de domestiques ?
    – … Non ?
    – Parce qu’il refuse d’être un canard laquais.

  • Il considérait la galanterie comme de la politesse genrée. Et en effet, pourquoi être tenir la porte aux femmes plutôt qu’à n’importe qui ?

    Et pourtant, il ne comprenait pas que tout le monde le considère comme un rustre.

    Allez savoir, peut-être aurait-il dû être poli avec tout le monde, plutôt qu’avec personne ?

  • Les trois compères s’agitaient.

    – J’en reviens pas, Gros-René a accepté un duel.
    – Ben oui, mais j’ai toutes mes chances !
    – Tu plaisantes ! Tu as réussi à te couper avec ton couteau, l’autre jour ! Alors avec une épée.
    – Mais c’est un duel à boire ! Le gars qui l’a insulté l’a dit. Un duel au pousse-rapière.
    – Hein ?
    – Crème de cassis et mousseux, j’en boirais des tonneaux !
    – Un duel à la rapière, Gros-René. Juste, à la rapière.
    – Ah.

  • Le thème d’aujourd’hui ne m’inspire rien.

    Rien qu’un jeu de mot idiot.

    Alors, je le dis bien haut, en guise de lèse-majesté pour notre chère animatrice du #writever, je revendique la grève du zèle, majesté.

  • – Je suis coupable. Enfermez-moi !
    – Mais enfin, monsieur le vicomte…
    – Coupable vous dis-je. Quoi ? Vous allez me plaindre ? Je souhaite être embastillé, et séance tenante. Les très hautes prisons n’ont rien à envier au confort de ce pavillon m’a-t-on dit.
    – Quand même… pourquoi ?
    – Parce que les reproches que vous me faites me sont moins insupportables que ceux de mes gens, qui se plaignent à longueur de journée. Je n’en puis plus, des doléances !

  • J’étais en retard. Je me relevais d’une semaine durant laquelle j’avais été fin saoul. Et pas qu’un peu. Vacherie de métier. On y voit des trucs formidables et plus fous que nulle part ailleurs, et les gens s’attendent à ce qu’on encaisse sans broncher.

    Je plonge – littéralement – sans jeu de mot – dans l’univers des livres pour en corriger les fautes. Je voyage entre les lignes, je croise les personnages et les auteurs. Dans un Bukowski, ça pique.

  • La créature s’éleva majestueusement au-dessus de la ville.

    L’ouverture vers d’autres monde avait provoqué bien des changements au notre, mais celui-ci restait le plus surprenant et agréable.

    Loin d’être les monstres destructeurs que nous avions imaginés, les dragons étaient aussi pacifiques que des moineaux. Juste un peu plus gros, mais tout aussi charmants.

  • À croire que j’avais depuis toujours préparé ce moment. Le réseau tombé, nous nous adaptâmes vite : nous vivions à la campagne ; entre les potagers et les maraîchers locaux, le circuit court prit de l’ampleur. Hélas, plus de streaming, de 4G : l’ennui guettait mes concitoyens. Le bibliothécaire se retrouva vite à court de titres. Je lui proposais mon butin de tsundoku. Avec tous mes livres non lus, nous pouvions tenir un siège.

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