Luke, Freud, Georges, Oedipe et moi

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Je viens d’avoir une révélation.

Un vieux gag des fans de Star wars consiste à moquer Luke Skywalker : “ok tu es le renouveau de l’espoir, la refondation de l’ordre jedi, mais il n’y a qu’une seule gonzesse dans l’univers, et c’est ta sœur – alors évite de l’emballer”.
On peut concevoir de cette situation une frustration intense et bien compréhensible.

Luke est donc condamné à être célibataire.
Oola TarkonaNe venez pas me parler du code Jedi, comme quoi les moines-guerriers que sont les Jedi font voeu de chasteté, de célibat, et autres billevesées qu’on ne retrouve guère plus que parmi les Templiers, autre ordre qui fut éradiqué par Darth Philippe VI le Bel. De toutes façons, on ne voit pas comment Luke pourrait tomber amoureux : il n’y a pas de femme à cinq parsecs à la ronde. Et non, Oola la première danseuse de Jabba, ne compte pas : elle est verte, elle a des tentacules à la place des cheveux, et puis de toutes façons ses fémurs servent de cure-dent au Rancor.

Bref.

Luke est seul, et condamné à le rester. Et il s’en rend compte assez rapidement, puisque sous ses airs de ne pas y toucher, Leia préfère évidemment Han Solo – bad boy for ever…
Alors pour passer le temps, Luke s’entraîne à soulever des cailloux, à méditer sur de puissants aphorismes (“Fais-le ou ne le fais pas. Mais il n’y a pas d’essai”), à fumer des champignons qui lui font faire de bad bad trips, et courir dans la mangrove avec un muppet dans le dos.
Lassé de cette existence d’ascète koh-lantesque, Luke part dans les nuages de Bespin (reprenant le fameux “Luke in the Sky in Bespin” qui fit le succès du groupe de la Cantina, et dont tout le monde sait qu’il s’agit d’un hommage appuyé au LSB, le puissant psychotrope).

Et là c’est le drame.

Luke rencontre son père, qui se met fort en colère, et met une rouste à son fiston. Et que se passe-t-il, mesdames et messieurs ? Darth Vader coupe la mimine de son fils.

Et là je pose la question, la seule, l’unique, la vraie. Dans un univers où il n’y a pas de gonzesses, où l’amour est interdit à un ordre de moines-guerriers à 99% composé de mecs a été éradiqué sur ordre du leader local pour sod trahison, vous ne trouvez pas que l’amputation de Luke Skywalker représente une réprimande paternelle des plaisirs coupables auxquels il se livre ?

Je n’ai pas la réponse, et d’aucuns diront que j’ai l’esprit mal placé, que j’ai trop fumé la moquette ou que sais-je encore. De toutes façons, c’est bien connu, tout est toujours sujet à interprétations, plus ou moins farfelues, surtout un sujet si riche ou si imprégné dans l’inconscient collectif que Star Wars.

Toujours est-il qu’une fois sa main cyborg greffée, Luke fait preuve d’une sérénité troublante…

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