De la démagogie à la bonne impression

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Encore un coup de gueule rapide, désolé.

Le départ de Jean-Noël Forgeard de la direction d’EADS a causé grand bruit. 8,4 millions d’euros d’indemnités de licenciement, ça fait beaucoup, surtout si on part du principe qu’un licenciement a lieu suite à une erreur professionnelle.

Dans les petites entreprises, on sait que cela permet au salarié de tenir jusqu’à ce qu’il trouve un nouvel emploi. 8,4 millions, j’ai entendu dire que cela représentait plusieurs centaines de siècles de SMIC. On se réjouit de savoir que M. Forgeard aura de quoi voir venir au cas où il aurait du mal à se recaser. Hélas, nous savons que ceux que l’on appelait il y a encore peu des capitaines d’industrie n’ont généralement aucun mal à se recaser. La légitimité de telles indemnités est donc rien sauf indécente, quand dans le même temps, on licencie. Et quand bien même cette prime ne représenterait qu’une augmentation ponctuelle de quelques euros par salariés, ce serait un symbole bien plus fort et positif.

Mon coup de gueule ne porte pas sur ce golden parachute.

Laurence Parisot, la présidente du Medef, déclare ne vouloir aucune loi sur les golden parachute, car, dit-elle, “ce serait catastrophique pour l’attractivité de la France ou sa capacité à conserver ses grands talents“. Peut-être. Cela dit, si la plus belle perspective de carrière d’un grand dirigeant, ce qui va faire qu’il s’engage dans telle ou telle entreprise, c’est son indemnité de départ, je ne suis pas sûr que cela soit du talent. J’aurai bien un autre mot, beaucoup plus vulgaire, mais plus net également.

Enfin, maintenant on apprend que Thierry Breton aurait fait du pied pour que le parachute soit bien dorée… une information à mettre au conditionnel…

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